[Note] L’Effet Domino : Climat, géopolitique et finance face au défi de la transformation

L’économie mondiale traverse une phase de vulnérabilité extrême. Les crises climatique, géopolitique, financière et sociale ne se juxtaposent plus : elles interagissent, se renforcent et créent un risque systémique inédit. Depuis les années 1970, la domination des approches néoclassiques et néolibérales a profondément transformé les structures économiques. La baisse de la fiscalité, la concurrence entre États, la dérégulation financière et la montée des inégalités ont affaibli la capacité collective à répondre aux défis environnementaux et sociaux.

Le paradigme néoclassique repose sur l’hypothèse d’une croissance du PIB indéfiniment soutenable grâce au progrès technologique et à la décarbonation. Cette vision sous-estime gravement les impacts du réchauffement climatique sur le bien‑être humain, la stabilité financière et la disponibilité des ressources. Parallèlement, le néolibéralisme a réduit les marges de manœuvre budgétaires, affaibli les services publics et exacerbé les fractures sociales, rendant la transition écologique politiquement plus difficile.

La situation actuelle est d’autant plus préoccupante que plusieurs signaux convergent : fragilité du système financier, retour des conflits armés, montée des régimes autoritaires, dégradation accélérée des écosystèmes. Pour éviter un effondrement plus large, il devient indispensable de rompre avec les dogmes économiques hérités des décennies passées et de construire un modèle plus équilibré, capable de concilier soutenabilité écologique, stabilité financière et justice sociale.

La note par Antonin Arlandis:

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